C o d e   d e   d é o n t o l o g i e   d e n t a i r e

Titre 1 : Devoirs généraux des chirurgiens?dentistes

Article R4127?201

Les  dispositions  du  présent  code  de  déontologie  s’imposent  à  tout  chirurgien?dentiste  inscrit  au  tableau  de  l’ordre,  à  tout
chirurgien?dentiste  exécutant un  acte  professionnel  dans  les  conditions  prévues  à  l’article  L. 4112?7  ou  par  une  convention
internationale,  quelle  que  soit  la  forme  d’exercice  de  la  profession.  Elles  s’appliquent  également  aux  étudiants  en  chirurgie
dentaire mentionnés à l’article L. 4141?4. Les infractions à ces dispositions relèvent de la juridiction disciplinaire de l’ordre.

Article R4127?202

Le  chirurgien?dentiste,  au  service  de  l’individu  et  de  la  santé  publique,  exerce  sa  mission  dans  le  respect  de  la  vie  et  de  la
personne humaine.
Il est de son devoir de prêter son concours aux actions entreprises par les autorités compétentes en vue de la protection de la
santé.

Article R4127?203

Tout chirurgien?dentiste doit s’abstenir, même en dehors de l’exercice de sa profession, de tout acte de nature à déconsidérer
celle?ci.
Il est interdit au chirurgien?dentiste d’exercer en même temps que l’art dentaire une autre activité incompatible avec sa dignité
professionnelle.

Article R4127?204

Le chirurgien?dentiste ne doit en aucun cas exercer sa profession dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité
des soins et des actes dispensés ainsi que la sécurité des patients. Il doit notamment prendre, et faire prendre par ses adjoints
ou assistants, toutes dispositions propres à éviter la transmission de quelque pathologie que ce soit.
Sauf circonstances exceptionnelles, il ne doit pas effectuer des actes, donner des soins ou formuler des prescriptions dans les
domaines qui dépassent sa compétence professionnelle ou les possibilités matérielles dont il dispose.

Article R4127?205

Hors  le  seul  cas  de  force  majeure,  tout  chirurgien?dentiste  doit  porter  secours  d’extrême  urgence  à  un  patient  en  danger
immédiat si d’autres soins ne peuvent lui être assurés.

Article R4127?206

Le secret professionnel s’impose à tout chirurgien?dentiste, sauf dérogations prévues par la loi. Le secret couvre tout ce qui est
venu à la connaissance du chirurgien?dentiste dans l’exercice de sa profession, c’est?à?dire non seulement ce qui lui a été confié,
mais aussi ce qu’il a vu, entendu ou compris.

Article R4127?207

Le chirurgien?dentiste doit veiller à ce que les personnes qui l’assistent dans son travail soient instruites de leurs obligations en
matière de secret professionnel et s’y conforment.

Article R4127?208

En vue  de  respecter le  secret  professionnel,  tout  chirurgien?dentiste  doit veiller à la  protection  contre  toute  indiscrétion  des
fiches cliniques, des documents et des supports informatiques qu’il peut détenir ou utiliser concernant des patients.
Lorsqu’il  utilise  ses  observations  médicales  pour  des  publications  scientifiques,  il  doit  faire  en  sorte  que  l’identification  des
patients soit impossible.

Article R4127?209

Le chirurgien?dentiste ne peut aliéner son indépendance professionnelle de quelque façon et sous quelque forme que ce soit.

Article R4127?210

Les principes ci?après énoncés, traditionnels dans la pratique de l’art dentaire, s’imposent à tout chirurgien?dentiste, sauf dans
les  cas  où  leur  observation  serait  incompatible  avec  une  prescription  législative  ou  règlementaire,  ou  serait  de  nature  à
compromettre le fonctionnement rationnel et le développement normal des services ou institutions de médecine sociale.
Ces principes sont :
o Libre choix du chirurgien?dentiste par le patient ;
o Liberté des prescriptions du chirurgien?dentiste ;
o Entente directe entre patient et chirurgien?dentiste en matière d’honoraires ; sv mars 2009 ? Le code de déontologie dentaire  page 2 ?10
o Paiement direct des honoraires par le patient au chirurgien?dentiste.
Lorsqu’il  est dérogé à l’un de ces principes pour l’un des motifs mentionnés à l’alinéa premier du présent article, le praticien
intéressé doit tenir à la disposition du conseil départemental et éventuellement du Conseil national de l’ordre tous documents
de nature à établir que le service ou l’institution auprès duquel le praticien exerce entre dans l’une des catégories définies audit
alinéa premier et qu’il n’est pas fait échec aux dispositions de l’article L. 4113?5.

Article R4127?211

Le chirurgien?dentiste doit soigner avec la même conscience tous ses patients, quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur
situation  de  famille,  leur appartenance  ou  leur  non?appartenance à  une  ethnie,  une  nation  ou  une  religion  déterminées,  leur
handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard.

Article R4127?212

Le chirurgien?dentiste ne doit pas abandonner ses patients en cas de danger public, si ce n’est sur ordre  formel et donné par
écrit des autorités qualifiées.

Article R4127?213

Il est interdit d’établir un rapport tendancieux ou de délivrer un certificat de complaisance.

Article R4127?214

Le chirurgien?dentiste a le devoir d’entretenir et de perfectionner ses connaissances, notamment en participant à des actions de
formation continue.

Article R4127?215

La profession dentaire ne doit pas être pratiquée comme un commerce.
Sont notamment interdits :
1. L’exercice de la profession dans un local auquel l’aménagement ou la signalisation donne une apparence commerciale ;
2. Toute installation dans un ensemble immobilier à caractère exclusivement commercial ;
3. Tous procédés directs ou indirects de publicité ;
4. Les manifestations spectaculaires touchant à l’art dentaire et n’ayant pas exclusivement un but scientifique ou éducatif.

Article R4127?216

Les  seules  indications  que  le  chirurgien?dentiste  est  autorisé  à  mentionner  sur  ses  imprimés  professionnels,  notamment  ses
feuilles d’ordonnances, notes d’honoraires et cartes professionnelles, sont :
1. Ses nom, prénoms, adresses postale et électronique, numéros de téléphone et de télécopie, jours et heures de consultation
et ses numéros de comptes bancaires ;
5. Sa qualité et sa spécialité ;
6. Les diplômes, titres et fonctions reconnus par le Conseil national de l’ordre ;
7. Les distinctions honorifiques reconnues par la République française ;
8. La mention  de  l’adhésion à  une association agréée  prévue à  l’article  64  de  la  loi  de  finances  pour  1977  n°  76?1232  du  29
décembre 1976 ;
9. Sa situation vis?à?vis des organismes d’assurance maladie obligatoires ;
10. S’il exerce en société civile professionnelle ou en société d’exercice libéral, les noms des chirurgiens?dentistes associés et,
en ce qui concerne les  sociétés d’exercice libéral, les mentions prévues à l’article R.  4113?2  et le  numéro d’inscription au
registre du commerce et des sociétés.

Article R4127?217

Les seules indications qu’un chirurgien?dentiste est autorisé à faire figurer dans un annuaire sont :
1. Ses nom, prénoms, adresses postale et électronique, numéros de téléphone et de télécopie, jours et heures de consultation
;
2. Sa spécialité.
Les sociétés d’exercice de la profession peuvent figurer dans les annuaires dans les mêmes conditions que ci?dessus.

Article R4127?218

Les  seules  indications  qu’un  chirurgien?dentiste  est  autorisé  à  faire  figurer  sur  une  plaque  professionnelle  à  la  porte  de  son
immeuble ou de son cabinet sont ses nom, prénoms, sa qualité, sa spécialité et les diplômes, titres ou fonctions reconnus par le
Conseil national de l’ordre. Il peut y ajouter l’origine de son diplôme, les jours et heures de consultation ainsi que l’étage et le
numéro de téléphone. Les praticiens qui ne sont pas titulaires du diplôme d’Etat français doivent ajouter les mentions d’origine prévues par l’article L. 4111?5.
Ces indications doivent être présentées avec discrétion, conformément aux usages de la profession.

Article R4127?219

Les  communiqués  concernant l’installation  ou la  cessation  d’activité  du  praticien, l’ouverture, la  fermeture  ou le  transfert  de
cabinets  ainsi  que,  dans  le  cadre  d’un  exercice  en  société,  l’intégration  ou  le  retrait  d’un  associé  sont  soumis  à  l’agrément
préalable  du  conseil  départemental  de  l’ordre,  qui  vérifie  leur  rédaction  et  leur  présentation  et  fixe  le  nombre  maximal  de
parutions auquel un communiqué peut donner lieu.

Article R4127?220

Sont interdits l’usurpation de titres, l’usage de titres non autorisés par le conseil national ainsi que tous les procédés destinés à
tromper le public sur la valeur de ces titres, notamment par l’emploi d’abréviations non autorisées.

Article R4127?221

Sont interdits :
1. Tout acte de nature à procurer à un patient un avantage matériel injustifié ou illicite ;
2. Toute ristourne en argent ou en nature faite à un patient ;
3. Tout  versement,  acceptation  ou  partage  de  sommes  d’argent  entre  des  praticiens  ou  entre  des  praticiens  et  d’autres
personnes sous réserve des dispositions propres aux sociétés d’exercice en commun de la profession ;
4. Toute commission à quelque personne que ce soit.

Article R4127?222

Est interdite toute facilité accordée à quiconque se livre à l’exercice illégal de la médecine et de l’art dentaire.

Article R4127?223

Il  est  interdit  au  chirurgien?dentiste  de  donner  des  consultations  même  à  titre  gratuit  dans  tous  locaux  commerciaux  ou
artisanaux où sont exposés ou mis en vente des médicaments, produits ou appareils qui peuvent être prescrits ou délivrés par
un chirurgien?dentiste ou par un médecin ainsi que dans les dépendances desdits locaux.

Article R4127?224

Tout  compérage  entre  chirurgien?dentiste  et  médecin,  pharmacien,  auxiliaires  médicaux  ou  toutes  autres  personnes,  même
étrangères à la médecine, est interdit.

Article R4127?225

Le chirurgien?dentiste doit éviter dans ses écrits, propos ou conférences toute atteinte à l’honneur de la profession ou de ses
membres.  Sont  également  interdites  toute  publicité,  toute  réclame  personnelle  ou  intéressant  un  tiers  ou  une  firme
quelconque.
Tout  chirurgien?dentiste  se  servant  d’un  pseudonyme  pour  des  activités  se  rattachant  à  sa  profession  est  tenu  d’en  faire  la
déclaration au conseil départemental de l’ordre.

Article R4127?226

Divulguer prématurément dans le public médical et dentaire en vue d’une application immédiate un procédé de diagnostic ou
de traitement nouveau insuffisamment éprouvé constitue de la part du praticien une imprudence répréhensible s’il n’a pas pris
le soin de mettre ce public en garde contre les dangers éventuels du procédé.
Divulguer ce même procédé dans le grand public quand sa valeur et son innocuité ne sont pas démontrées constitue une faute.
Tromper  la  bonne  foi  des  praticiens  ou  de  leurs  patients  en  leur  présentant  comme  salutaire  et  sans  danger  un  procédé
insuffisamment éprouvé est une faute grave.

Article R4127?227

Il  est  interdit  au  chirurgien?dentiste  d’exercer  tout  autre  métier  ou  profession  susceptible  de  lui  permettre  d’accroître  ses
revenus par ses prescriptions ou ses conseils d’ordre professionnel.

Article R4127?228

Il  est  interdit au  chirurgien?dentiste  qui  remplit  un mandat  électif  ou  une  fonction administrative  d’en  user  pour accroître  sa
clientèle.

Article R4127?229

L’exercice de l’art dentaire comporte normalement l’établissement par le chirurgien?dentiste, conformément aux constatations
qu’il  est  en  mesure  de  faire  dans  l’exercice  de  son  art,  des  certificats,  attestations  ou  documents  dont  la  production  est
prescrite par la réglementation en vigueur.
Tout certificat, attestation ou document délivré par le chirurgien?dentiste doit comporter sa signature manuscrite.

Article R4127?230

Les prescriptions, certificats et attestations sont rédigés par le chirurgien?dentiste en langue française ; une traduction dans la
langue du patient peut être remise à celui?ci.

Article R4127?231

Il est du devoir du chirurgien?dentiste de prendre toutes précautions nécessaires pour éviter que des personnes non autorisées
puissent avoir accès aux médicaments et produits qu’il est appelé à utiliser dans l’exercice de son art.

Titre 2 : Devoirs des chirurgiens?dentistes envers les malades

Article R4127?232

Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, le chirurgien?dentiste a toujours le droit de refuser ses
soins pour des raisons personnelles ou professionnelles, à condition :
1. De ne jamais nuire de ce fait à son patient ;
2. De s’assurer de la continuité des soins et de fournir à cet effet tous renseignements utiles.
Le chirurgien?dentiste ne peut exercer ce droit que dans le respect de la règle énoncée à l’article R. 4127?211.

Article R4127?233

Le chirurgien?dentiste qui a accepté de donner des soins à un patient s’oblige :
1. A  lui  assurer  des  soins  éclairés  et  conformes  aux  données  acquises  de  la science,  soit  personnellement,  soit  lorsque  sa
conscience le lui commande en faisant appel à un autre chirurgien?dentiste ou à un médecin ;
3. A agir toujours avec correction et aménité envers le patient et à se montrer compatissant envers lui ;
4. A  se  prêter  à  une  tentative  de  conciliation  qui  lui  serait  demandée  par  le  président  du  conseil  départemental  en  cas  de
difficultés avec un patient.

Article R4127?234

Le chirurgien?dentiste doit mettre son patient en mesure d’obtenir les avantages sociaux auxquels son état lui donne droit, sans
céder à aucune demande abusive.

Article R4127?235

Lorsqu’un  chirurgien?dentiste  discerne,  dans  le  cadre  de  son  exercice,  qu’un  mineur  paraît  être  victime  de  sévices  ou  de
privations, il doit, en faisant preuve de prudence et de circonspection, mettre en oeuvre les moyens les plus adéquats pour le
protéger  et,  le  cas  échéant,  alerter  les  autorités  compétentes  s’il  s’agit  d’un  mineur  de  quinze  ans,  conformément  aux
dispositions du code pénal relatives au secret professionnel.

Article R4127?236

Le consentement de la personne examinée ou soignée est recherché dans tous les cas, dans les conditions définies aux articles
L. 1111?2 et suivants.
Lorsque le patient, en état d’exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le chirurgien?dentiste doit
respecter ce refus après l’avoir informé de ses conséquences.
Lorsqu’il  est  impossible  de  recueillir  en  temps  utile  le  consentement  du  représentant  légal  d’un  mineur  ou  d’un  majeur
légalement protégé, le chirurgien?dentiste doit néanmoins, en cas d’urgence, donner les soins qu’il estime nécessaires.

Article R4127?237

Sous réserve des dispositions de l’article L. 1111?5 et hors les cas prévus à l’article R. 4127?236, le chirurgien?dentiste attaché à un
établissement comportant le régime de l’internat doit, en présence d’une affection grave, faire avertir le représentant légal du
patient et accepter ou provoquer, s’il le juge utile, la consultation du praticien désigné par le patient ou son représentant légal.

Article R4127?238

Le chirurgien?dentiste est libre de ses prescriptions, qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance. Il doit
limiter ses prescriptions et ses actes à ce qui est nécessaire à la qualité et à l’efficacité des soins.

Article R4127?239

Sous réserve des dispositions de l’article L. 1111?7 et pour des raisons légitimes que le chirurgien?dentiste apprécie en conscience,
un patient peut être laissé dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostic grave. Un pronostic fatal ne doit être révélé au
patient qu’avec la plus grande circonspection mais les proches doivent généralement en être prévenus, à moins que le patient
n’ait préalablement interdit cette révélation ou désigné le ou les tiers auxquels elle doit être faite.

Article R4127?240

Le chirurgien?dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure.

Les  éléments  d’appréciation  sont,  indépendamment  de  l’importance  et  de  la  difficulté  des  soins,  la  situation  matérielle  du
patient, la notoriété du praticien et les circonstances particulières.
Le chirurgien?dentiste est libre de donner gratuitement ses soins. Mais il lui est interdit d’abaisser ses honoraires dans un but de
détournement de la clientèle.
Le chirurgien?dentiste n’est jamais en droit de refuser à son patient des explications sur le montant de ses honoraires.
Il ne peut solliciter un acompte que lorsque l’importance des soins le justifie et en se conformant aux usages de la profession. Il
ne peut refuser d’établir un reçu pour tout versement d’acompte.
Aucun mode particulier de règlement ne peut être imposé aux patients.
Lorsque le chirurgien?dentiste est conduit à proposer un  traitement d’un coût élevé, il établit au préalable un devis écrit qu’il
remet à son patient.

Article R4127?241

La  consultation  entre  le  chirurgien?dentiste  traitant  et  un  médecin  ou  un  autre  chirurgien?dentiste  justifie  des  honoraires
distincts.

Article R4127?242

La présence du chirurgien?dentiste  traitant à une opération chirurgicale lui donne droit à des honoraires distincts mais au cas
seulement où cette présence a été demandée ou acceptée par le patient ou sa famille.

Article R4127?243

Tout  partage  d’honoraires,  entre  chirurgiens?dentistes  et  praticiens  à  quelque  discipline  médicale  qu’ils  appartiennent  est
formellement interdit.
Chaque praticien doit demander ses honoraires personnels.
L’acceptation, la sollicitation ou l’offre d’un partage d’honoraires, même non suivi d’effet, constitue une faute professionnelle
grave.
La distribution des dividendes entre les membres d’une société d’exercice ne constitue par un partage d’honoraires prohibé.

Article R4127?244

Le choix des assistants, aides opératoires ou anesthésistes ne peut être imposé au chirurgien?dentiste traitant.
Chacun des médecins ou chirurgiens?dentistes intervenant à ce titre doit présenter directement sa note d’honoraires.

Titre 3 : Devoirs des chirurgiens?dentistes en matière de médecine sociale

Article R4127?245

Il est du devoir de tout chirurgien?dentiste de prêter son concours aux mesures prises en vue d’assurer la permanence des soins
et  la  protection  de  la  santé.  Sa  participation  au  service  de  garde  est  obligatoire.  Toutefois,  des  exemptions  peuvent  être
accordées  par  le  conseil  départemental  de  l’ordre,  compte  tenu  de  l’âge,  de  l’état  de  santé  et,  éventuellement,  de  la
spécialisation du praticien.

Article R4127?246

L’existence  d’un  tiers  garant  tel  qu’assurance  publique  ou  privée,  assistance,  ne  doit  pas  conduire  le  chirurgien?dentiste  à
déroger aux prescriptions de l’article R. 4127?238.

Article R4127?247

L’exercice habituel de la profession dentaire, sous quelque forme que ce soit, au service d’une entreprise, d’une collectivité ou
d’une institution de droit privé doit, dans tous les cas, faire l’objet d’un contrat écrit.
Tout projet de convention ou renouvellement de convention avec un des organismes prévus au paragraphe précédent en vue
de  l’exercice  de  la  profession  dentaire  doit  être  préalablement  soumis  pour  avis  au  conseil  départemental  intéressé.  Celui?ci
vérifie sa conformité avec les prescriptions du présent code de déontologie ainsi que, s’il en existe, avec les clauses obligatoires
des contrats types établis par le Conseil national de l’ordre soit en accord avec les collectivités ou institutions intéressées, soit
conformément  à  des  dispositions  législatives  ou  réglementaires.  La  copie  de  ces  contrats  ainsi  que  l’avis  du  conseil
départemental doivent être envoyés au conseil national.
Le chirurgien?dentiste doit affirmer par écrit et sur l’honneur qu’il n’a passé aucune contre?lettre  relative au contrat soumis à
l’examen du conseil.
Il est du devoir du chirurgien?dentiste, avant tout engagement, de vérifier s’il existe un contrat type établi par le Conseil national
de l’ordre dans les conditions précisées au deuxième alinéa du présent article et, dans ce cas, d’en  faire connaître la teneur à
l’entreprise, la collectivité ou l’institution avec laquelle il se propose de passer contrat pour l’exercice de sa profession.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux chirurgiens?dentistes placés sous le régime d’un statut arrêté par
l’autorité publique.

Article R4127?248

Les  chirurgiens?dentistes  sont  tenus  de  communiquer  au  Conseil  national  de  l’ordre  par  l’intermédiaire  du  conseil
départemental  les  contrats  intervenus  entre  eux  et  une  administration  publique  ou  une  collectivité  administrative.  Les
observations  que  le  conseil  national  aurait  à  formuler  sont  adressées  par  lui  au  ministre  dont  dépend  l’administration
intéressée.

Article R4127?249

En  cas  d’exercice  salarié,  la  rémunération  du  chirurgien?dentiste  ne  peut  être  fondée  sur  des  normes  de  productivité  et  de
rendement qui  seraient  susceptibles de nuire à la qualité des  soins  et de porter atteinte à l’indépendance professionnelle du
praticien. Le conseil de l’ordre veille à ce que les dispositions du contrat respectent les principes édictés par la loi et le présent
code de déontologie.

Article R4127?250

Sauf cas d’urgence, et sous réserve des dispositions législatives ou réglementaires relatives aux services médicaux et sociaux du
travail, tout chirurgien?dentiste qui pratique un service dentaire préventif pour le compte d’une collectivité n’a pas le droit d’y
donner des soins curatifs. Il doit renvoyer la personne qu’il a reconnue malade au chirurgien?dentiste traitant ou, si le malade
n’en a pas, lui laisser  toute latitude d’en choisir un. Cette prescription s’applique également au chirurgien?dentiste qui assure
une consultation publique de dépistage. Toutefois, il peut donner ses soins lorsqu’il s’agit :
2. De patients astreints au régime de l’internat dans un établissement auprès duquel il peut être accrédité comme chirurgien?
dentiste ;
3. De  patients  dépendant  d’oeuvres, d’établissements  et  d’institutions  autorisés  à  cet  effet,  dans  un  intérêt  public,  par  le
ministre chargé de la santé après avis du Conseil national de l’ordre des chirurgiens?dentistes.

Article R4127?251

Il  est  interdit  au  chirurgien?dentiste  qui,  tout  en  exerçant  sa  profession,  pratique  l’art  dentaire  à  titre  préventif  dans  une
collectivité ou fait une consultation publique de dépistage d’user de cette fonction pour augmenter sa clientèle particulière.

Article R4127?252

Sauf cas d’urgence, nul ne peut être à la fois chirurgien?dentiste chargé d’une mission de contrôle et chirurgien?dentiste traitant
à l’égard d’un même patient.
Cette interdiction s’étend aux membres de la famille du patient vivant avec lui.

Article R4127?253

Le chirurgien?dentiste exerçant un contrôle ne doit pas s’immiscer dans le traitement.
Toutefois,  si  au  cours  d’un  examen  il  se  trouve  en  désaccord  avec  son  confrère  ou  si  un  élément  utile  à  la  conduite  du
traitement a été porté à sa connaissance, il doit le lui signaler confidentiellement.

Article R4127?254

Le  chirurgien?dentiste  exerçant  un  contrôle  doit  faire  connaître au malade soumis à  son  contrôle  qu’il  l’examine  en  tant  que
chirurgien?dentiste contrôleur.
Il doit être très circonspect dans ses propos et s’interdire toute appréciation auprès du malade.

Article R4127?255

Le  chirurgien?dentiste  chargé  du  contrôle  est  tenu au  secret  professionnel  vis?à?vis  de  l’administration  ou  de  l’organisme  qui
l’emploie.
Les  conclusions  qu’il  lui  fournit  ne  doivent  être  que  d’ordre  administratif  sans  indiquer  les  raisons  d’ordre  médical  qui  les
motivent.
Les  renseignements  d’ordre médical contenus  dans les  dossiers  établis par le praticien  ne peuvent  être communiqués  ni aux
personnes étrangères au service médical ni à une autre administration.

Article R4127?256

Nul ne peut être à la fois chirurgien?dentiste expert et chirurgien?dentiste traitant d’un même patient. Sauf accord des parties,
le chirurgien?dentiste ne doit pas accepter une mission d’expertise dans laquelle sont en jeu les intérêts d’un de ses clients, d’un
de ses amis, d’un de ses proches, d’un de ses associés, d’un groupement qui fait appel à ses services. Il en est de même lorsque
ses propres intérêts sont en jeu.

Article R4127?257

Le chirurgien?dentiste expert doit, avant d’entreprendre toute opération d’expertise, informer de sa mission la personne qu’il
doit examiner.  Il doit s’abstenir, lors de l’examen, de tout commentaire.

Article R4127?258

Lorsqu’il est investi de sa mission, le chirurgien?dentiste expert doit se récuser s’il estime que les questions qui lui sont posées
sont étrangères à l’art dentaire, sauf à provoquer la désignation d’un sapiteur.
Dans la rédaction de son rapport, le chirurgien?dentiste expert ne doit révéler que les éléments de nature à fournir les réponses
aux questions posées dans la décision qui l’a nommé.
Hors ces limites, le chirurgien?dentiste expert doit taire ce qu’il a pu apprendre à l’occasion de sa mission.

Titre 4 : Devoirs de confraternité

Article R4127?259

Les chirurgiens?dentistes doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité.
En cas de dissentiment d’ordre professionnel entre praticiens, les parties doivent se soumettre à une tentative de conciliation
devant le président du conseil départemental de l’ordre.

Article R4127?260

Il est interdit de s’attribuer abusivement, notamment dans une publication, le mérite d’une découverte scientifique.

Article R4127?261

Les chirurgiens?dentistes se doivent toujours une assistance morale.
Il est interdit de calomnier un confrère, de médire de lui, ou de se faire l’écho de propos capables de lui nuire dans l’exercice de
sa profession.

Article R4127?262

Le détournement ou la tentative de détournement de clientèle est interdit.

Article R4127?263

Dans  tous  les  cas  où  ils  sont  appelés  à  témoigner  en  matière  disciplinaire,  les  chirurgiens?dentistes  sont,  dans  la  mesure
compatible  avec  le respect  du  secret  professionnel,  tenus  de  révéler  tous  les  faits  utiles  à  l’instruction  parvenus  à  leur
connaissance.

Article R4127?264

Le chirurgien?dentiste peut accueillir dans son cabinet, même en dehors de toute urgence, tous les patients relevant de son art
quel que soit leur chirurgien?dentiste traitant. Si le patient fait connaître son intention de changer de chirurgien?dentiste, celui?ci
doit lui remettre les informations nécessaires pour assurer la continuité et la qualité des soins.

Article R4127?265

Lorsqu’un  patient  fait  appel,  en  l’absence  de  son  chirurgien?dentiste  traitant,  à  un  second  chirurgien?dentiste,  celui?ci  peut
assurer les soins nécessaires pendant cette absence. Il doit donner à son confrère, dès le retour de celui?ci, et en accord avec le
patient, toutes informations qu’il juge utiles.

Article R4127?266

Le chirurgien?dentiste doit en principe accepter de rencontrer en consultation tout autre chirurgien?dentiste ou médecin quand
cette consultation lui est demandée par le patient ou sa famille.
Lorsqu’une consultation  est demandée par la  famille ou le chirurgien?dentiste  traitant, ce dernier peut  indiquer le consultant
qu’il préfère, mais il doit laisser la plus grande liberté à la  famille et accepter le consultant qu’elle désire, en s’inspirant avant
tout de l’intérêt de son patient.
Le chirurgien?dentiste traitant peut se retirer si on veut lui imposer un consultant qu’il refuse ; il ne doit à personne l’explication
de son refus.

Article R4127?267

Le chirurgien?dentiste traitant et le consultant ont le devoir d’éviter soigneusement, au cours et à la suite d’une consultation, de
se nuire mutuellement dans l’esprit du patient ou de sa famille.
Le chirurgien?dentiste consultant ne doit pas, sauf à la demande expresse du patient, poursuivre les soins exigés par l’état de ce
dernier lorsque ces soins sont de la compétence du chirurgien?dentiste traitant.

Article R4127?268

En cas de divergence de vue importante et irréductible au cours d’une consultation, le chirurgien?dentiste traitant est en droit
de décliner toute responsabilité et de refuser d’appliquer le traitement préconisé par le consultant.
Si ce traitement est accepté par le patient, le chirurgien?dentiste peut cesser ses soins.

Titre 5 : Exercice de la profession

Article R4127?269

Sous réserve de l’application des articles R. 4127?210, R. 4127?247, R. 4127?248 et R. 4127?276, tout chirurgien?dentiste doit, pour
exercer à  titre  individuel  ou  en association  de  quelque  type  que  ce  soit,  bénéficier,  directement  ou  par  l’intermédiaire  d’une
société d’exercice ou de moyens :
1. Du  droit  à  la  jouissance,  en  vertu  de  titres  réguliers,  d’un  local  professionnel,  d’un  mobilier  meublant,  d’un  matériel
technique suffisant pour  recevoir et soigner les malades, et, en cas d’exécution des prothèses, d’un local distinct et d’un
matériel appropriés ;
2. De la propriété des documents concernant tous renseignements personnels aux malades.
Dans tous les cas doivent être assurées la qualité des soins, leur confidentialité et la sécurité des patients.
L’installation des moyens techniques et l’élimination des déchets provenant de l’exercice de la profession doivent répondre aux
règles en vigueur concernant l’hygiène.
Il appartient au conseil départemental de contrôler si les conditions exigées pour l’exercice de l’activité professionnelle, par les
dispositions des alinéas précédents, sont remplies.

Article R4127?270

Le lieu habituel d’exercice d’un chirurgien?dentiste est celui de la résidence professionnelle au titre de laquelle il est inscrit au
tableau du conseil départemental, conformément à l’article L. 4112?1.
Un chirurgien?dentiste exerçant à titre libéral peut exercer son activité professionnelle sur un ou plusieurs sites distincts de sa
résidence professionnelle habituelle :
o lorsqu’il existe dans le secteur géographique considéré une carence ou une insuffisance de l’offre de soins préjudiciable
aux besoins des patients ou à la permanence des soins ;
o ou  lorsque  les  investigations  et  les  soins  qu’il  entreprend  nécessitent  un  environnement  adapté,  l’utilisation
d’équipements particuliers, la mise en œuvre de techniques spécifiques ou la coordination de différents intervenants.
Le chirurgien?dentiste prend toutes dispositions pour que soient assurées sur tous ces sites d’exercice la réponse aux urgences,
la qualité, la sécurité et la continuité des soins.
La  demande  d’ouverture  d’un  lieu  d’exercice  distinct  est  adressée  au  conseil  départemental  dans  le  ressort  duquel  se  situe
l’activité  envisagée  par  lettre  recommandée  avec  demande  d’avis  de  réception.  Elle  est  accompagnée  de  toutes  les
informations utiles sur les conditions d’exercice.
Si  ces  informations  sont  insuffisantes,  le  conseil  départemental  demande  des  précisions  complémentaires.  Le  conseil
départemental au tableau duquel le chirurgien?dentiste est inscrit est informé de la demande lorsque celle?ci concerne un site
situé dans un autre département.
L’autorisation est délivrée par le conseil départemental dans un délai de trois mois à compter de la date de réception du dossier
de demande d’autorisation complet ou, sur recours, par le conseil national, qui statue dans les mêmes conditions. L’autorisation
est personnelle et incessible.
Il peut y être mis fin si la condition fixée au troisième alinéa n’est plus remplie. Les recours contentieux contre les décisions de
refus ou d’abrogation d’autorisation ne sont recevables qu’à la condition d’avoir été précédés d’un recours administratif devant
le Conseil national de l’ordre.

Article R4127?271

Toute activité professionnelle d’un praticien qui, en sus de son activité principale, exerce à  titre complémentaire soit comme
adjoint  d’un  confrère,  soit  au  service  d’une  collectivité  publique  ou  privée,  notamment  dans  les  services  hospitaliers  ou
hospitalo?universitaires, soit comme gérant, est considérée comme un exercice annexe.
Pour l’application du présent code de déontologie, l’exercice en cabinet secondaire est considéré comme un exercice annexe.

Article R4127?272

Lorsqu’il exerce à titre libéral, le chirurgien?dentiste ne peut avoir que deux exercices, quelle qu’en soit la forme.
Toutefois, le Conseil national de l’ordre peut accorder, après avis des conseils départementaux concernés, des dérogations dans
des cas exceptionnels. Le remplacement n’est pas considéré comme un autre exercice au sens des présentes dispositions.
Les  dispositions  du  présent article  ne  font  pas  obstacle à  l’application  des  dispositions  propres aux  sociétés  d’exercice  de  la
profession, et notamment de celles des articles R. 4113?24 et R. 4113?74.

Article R4127?273

Il est interdit à un chirurgien?dentiste de donner en gérance ou d’accepter la gérance d’un cabinet dentaire, sauf autorisation
accordée dans des cas exceptionnels par le Conseil national de l’ordre après avis du conseil départemental intéressé.

Article R4127?274

L’exercice  habituel  de  l’art  dentaire  hors  d’une  installation  professionnelle  fixe  conforme  aux  dispositions  définies  par  le
présent code de déontologie est interdit. sv mars 2009 ? Le code de déontologie dentaire  page 9 ?10
Toutefois,  des  dérogations  peuvent  être  accordées  dans  l’intérêt  de  la  santé  publique  par  les  conseils  départementaux,
notamment pour répondre à des actions de prévention, à des besoins d’urgence, ou encore à des besoins permanents de soins
à domicile.
Les conseils départementaux,  en liaison avec les autorités compétentes, vérifient la conformité de ces interventions avec les
principes généraux du présent code de déontologie.

Article R4127?275

Un chirurgien?dentiste qui cesse momentanément tout exercice professionnel ne peut se faire remplacer que par un praticien
inscrit  au  tableau  de  l’ordre  ou  un  étudiant  en  chirurgie dentaire  remplissant  les  conditions  prévues  par  l’article  L. 4141?4. Le
président du conseil départemental doit être immédiatement informé.
Tout remplacement effectué par un praticien ou un étudiant en chirurgie dentaire doit faire l’objet d’un contrat écrit conforme
à un contrat type établi par le Conseil national de l’ordre.
A l’expiration du remplacement, tous les éléments utiles à la continuité des soins doivent être transmis au titulaire.

Article R4127?276

Le chirurgien?dentiste doit exercer personnellement sa profession dans son cabinet principal et, le cas échéant, sur tous les sites
d’exercice autorisés en application des dispositions de l’article R. 4127?270.
Le  chirurgien?dentiste  qui  exerce  à  titre  individuel  peut  s’attacher  le  concours  soit  d’un  seul  étudiant  dans  les  conditions
prévues à l’article L. 4141?4, soit d’un seul chirurgien?dentiste collaborateur.
La collaboration peut être salariée ou libérale dans les conditions prévues par l’article 18 de la loi n° 2005?882 du 2 août 2005 en
faveur  des  petites  et  moyennes  entreprises.  Les  sociétés  d’exercice,  inscrites  au  tableau  de  l’ordre,  peuvent  s’attacher  le
concours d’un praticien ou d’un étudiant dans les mêmes conditions.

Article R4127?276?1

Le chirurgien?dentiste ou la société d’exercice peut, sur autorisation, s’attacher le concours d’autres collaborateurs, salariés ou
libéraux, ou étudiants adjoints.
Cette autorisation est donnée par le conseil départemental au tableau duquel le titulaire du cabinet ou la société est inscrit :
1. Lorsque les besoins de la santé publique l’exigent, pour une durée de trois ans ;
2. En cas d’afflux exceptionnel de population, pour une durée de trois mois ;
3. Lorsque l’état de santé du titulaire ou d’un associé exerçant le justifie, pour une durée de trois mois.
Si  le  titulaire  du  cabinet  ou  la  société  souhaite  s’attacher  le  concours  de  plus  de  deux  praticiens  ou  étudiants  adjoints,
l’autorisation est donnée par le Conseil national de l’ordre, après avis du conseil départemental, dans les conditions et pour les
durées prévues précédemment.
Pour  tout  autre  motif,  l’autorisation  est  également  donnée  par  le  Conseil  national  de  l’ordre,  après  avis  du  conseil
départemental au  tableau duquel le  titulaire du cabinet ou la société est inscrit, pour une durée qu’il détermine compte  tenu
des  situations  particulières.  L’autorisation  est  donnée  à  titre  personnel  au  titulaire  du  cabinet  ou  à  la  société. Elle  est
renouvelable.
Le silence gardé par le conseil départemental ou par le conseil national à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la
date de réception de la demande d’autorisation ou de renouvellement vaut autorisation implicite.

Article R4127?277

Le  chirurgien?dentiste  ou  l’étudiant  en  chirurgie  dentaire  qui  a  été  remplaçant  ou  adjoint d’un  chirurgien?dentiste  pour  une
durée supérieure à trois mois consécutifs ne doit pas exercer avant l’expiration d’un délai de deux ans dans un poste où il puisse
entrer  en  concurrence  avec  ce  chirurgien?dentiste,  sous  réserve  d’accord  entre  les  parties  contractantes  ou,  à  défaut,
d’autorisation du conseil départemental de l’ordre donnée en fonction des besoins de la santé publique.
Toute clause qui aurait pour objet d’imposer une telle interdiction lorsque le remplacement ou l’assistanat est inférieur à trois
mois serait contraire à la déontologie.

Article R4127?278

Le chirurgien?dentiste ou toute société d’exercice en commun, quelle que soit sa forme, ne doit pas s’installer dans l’immeuble
où exerce un confrère sans l’agrément de celui?ci ou, à défaut, sans l’autorisation du conseil départemental de l’ordre.
Il  est  interdit  de  s’installer  à  titre  professionnel  dans  un  local  ou  immeuble  quitté  par  un  confrère  pendant  les  deux  ans  qui
suivent  son  départ,  sauf  accord  intervenu  entre  les  deux  praticiens  intéressés  ou,  à  défaut,  autorisation  du  conseil
départemental de l’ordre.
Les décisions du conseil départemental de l’ordre ne peuvent être motivées que par les besoins de la santé publique. Le silence
gardé  par  le  conseil  départemental  vaut  autorisation  tacite  à  l’expiration  d’un  délai  de  deux  mois  à  compter  de  la  date  de
réception de la demande.

Article R4127?279

Il  ne  peut  y  avoir  d’exercice  conjoint  de  la  profession  sans  contrat  écrit  soumis  au  conseil  départemental  de  l’ordre  et  qui
respecte l’indépendance professionnelle de chaque chirurgien?dentiste.
Les contrats ou avenants doivent être communiqués, conformément aux articles L. 4113?9 à L. 4113?12, au conseil départemental
de l’ordre, qui vérifie leur conformité avec les principes du présent code de déontologie ainsi que, s’il en existe, avec les clauses
des contrats types établis par le Conseil national de l’ordre.
Toute  convention  ou  contrat  de  société  ou  avenant  ayant  un  objet  professionnel  conclu  entre  un  ou  plusieurs  chirurgiens?
dentistes, d’une part, et un ou plusieurs membres d’autres professions de santé, d’autre part, doit être communiqué au conseil
départemental  de  l’ordre  des  chirurgiens?dentistes.  Celui?ci  le  transmet  avec  son  avis  au  conseil  national,  qui  examine  si  le
contrat est compatible avec les lois en vigueur et avec le code de déontologie, notamment avec l’indépendance des chirurgiens?
dentistes.
Les  projets  de  convention,  de  contrat  ou  d’avenant  établis  en  vue  de  l’application  du  présent  article  sont  communiqués  au
conseil départemental de l’ordre, qui doit faire connaître ses observations dans le délai d’un mois.
Le  chirurgien?dentiste  doit  signer  et  remettre au  conseil  départemental  une  déclaration aux  termes  de  laquelle  il affirme  sur
l’honneur qu’il n’a passé aucune contre?lettre relative au contrat soumis à l’examen du conseil.

Article R4127?280

Le  chirurgien?dentiste  ou  la  société  d’exercice  qui  cesse  toute activité  est  tenu  d’en avertir  le  conseil  départemental.  Celui?ci
donne acte de sa décision et en informe le conseil national.
Le chirurgien?dentiste ou la société est retiré du tableau sauf demande expresse d’y être maintenu.
Le  chirurgien?dentiste  ou  la  société  d’exercice  qui  modifie  ses  conditions  d’exercice  est  tenu  d’en  avertir  le  conseil
départemental. Celui?ci prend acte de ces modifications et en informe le conseil national.

Article R4127?281

En  cas  de  décès,  à  la  demande  des  héritiers,  le  Conseil  national  de  l’ordre  peut  autoriser  un  praticien  à  assurer  le
fonctionnement du cabinet dentaire, pour une durée qu’il détermine compte tenu des situations particulières.
Les dispositions prévues à l’article R. 4127?277 seront applicables.

Titre 6 : Devoirs des chirurgiens?dentistes envers les membres des professions de santé

Article R4127?282

Les  chirurgiens?dentistes,  dans  leurs  rapports  professionnels  avec  les  membres  des  autres  professions  médicales  ou
paramédicales, doivent respecter l’indépendance de ces derniers.

Sous?section 7 : Dispositions diverses

Article R4127?283

Toute décision prise par l’ordre des chirurgiens?dentistes en application du présent code de déontologie doit être motivée.
Les décisions prises par les conseils départementaux peuvent être réformées ou annulées par le conseil national soit d’office,
soit à la demande des intéressés. Cette demande doit  être présentée devant le conseil national dans le délai de deux mois à
compter de la date de notification de la décision. Cette notification doit reproduire les termes du présent article.

Article R4127?284

Tout chirurgien?dentiste, lors de son inscription au tableau, doit affirmer devant le conseil départemental de l’ordre qu’il a pris
connaissance du présent code de déontologie.
Il doit informer le conseil départemental de toute modification survenant dans sa situation professionnelle.

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